UN HIRONDELLE DÉBAT AU SEIN DE L’UCC

whatsapp-image-2019-11-27-at-12-43-18Le vendredi 15 Novembre 2019, l’Amphithéâtre 1 de l’UCC Mont-Ngafula, a accueilli les étudiants de plusieurs Universités de la ville pour participer au dernier Hirondelle débat organisé par la Fondation  sous le thème : « Egalité des chances hommes-femmes : pourquoi si peu de filles dans les filières Sciences, techniques et Mathématiques ? ».

La modération était assurée par Monsieur Patrick NSIMBA et Madame Doudou ENDOMBE. Les panelistes étaient exclusivement féminins, il s’agit de Mme Assina KAHAMBA, de la Sœur Véronique PHOLA et de Stéphanie MBAY.

Selon la première paneliste la Sœur Véronique PHOLA, Assistante à la Faculté des Sciences Informatiques de l’UCC, « l’effectif des filles est faible dans les filières Mathématiques ». Malgré leur nombre insignifiant, les jeunes femmes se défendent tout autant que leurs condisciples hommes ».

La deuxième paneliste Stéphanie MBAY, Etudiante en L2 biologie moléculaire à l’Université de Kinshasa, nous a confiés qu’elle a été orientée et encouragée dans sa filière d’études. Elle découvre aujourd’hui que la Biologie ouvre aux innovations.

Quant à Mme Assina KAHAMBA, ingénieure civile en informatique de la Faculté de Polytechnique de l’Université de Kinshasa, elle affirme que le nombre de filles qui manifestent de l’Intérêt aux Sciences Techniques et mathématiques augmente. Mais il reste beaucoup à faire. D’après elle, la force des stéréotypes désoriente les filles, dès leurs bas âges de la filière Scientifiques.

Quelques filles s’étaient exprimées au cours du débat. C’est le cas de :

Esther MATIA qui affirme : je ne bénéficie pas d’encouragement de mon entourage sauf du seul soutien de mon Père. Les garçons pensent que les filles qui font les Sciences sont dures et ont perdu leur féminité. C’est pour cette raison qu’ils se méfient de moi.

Naomie MUAYADI : « il y a deux éléments majeurs qui font que les femmes n’abordent pas les études à caractère scientifique ».

  1. la mentalité : elle est faite par ce que l’on entend
  2. la vocation : elle peut naître par ce que l’on voit ».

Il faut que, ce que les filles voient et entendent, change.

Glodie KIBELA dit : « quand on fait les Sciences Mathématiques, quoi que  intelligent, il faut avoir un mental d’acier pour évoluer et réussir ».

Tonelle LIKABO affirme: « les femmes qui ont fait les Sciences, liées notamment aux mathématiques, doivent mettre en place des initiatives pour encourager, conscientiser les jeunes filles à devenir des femmes de Sciences ».

Josette MAKIESE quant à elle: « il faut que le gouvernement encourage les jeunes filles qui brillent dans les Sciences techniques et Mathématiques en leur octroyant des bourses ».

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